Le 11 avril 2026, dans l’Octave de Pâques, la France accueillait de nouveaux chevaliers et dames de l’Ordre sacré et militaire Constantinien de Saint Georges lors de sa cérémonie d’investiture.
Cette journée s’inscrit dans une tradition chevaleresque et confraternelle au cœur de l’École militaire, dans le cadre prestigieux de la chapelle Saint-Louis de l’École militaire à Paris, la Commission royale pour la France de l’Ordre sacré et militaire Constantinien de Saint-Georges a tenu sa cérémonie annuelle.
Cette journée, placée sous le signe de la Résurrection, de l’engagement chrétien et de la fidélité à l’héritage constantinien, a réuni autour de S.A.R. le prince Pierre de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Calabre, comte de Caserte, Grand Maître de l’Ordre sacré et militaire Constantinien de Saint-Georges a rassemblé de nombreux chevaliers, dames et chapelains, leurs familles et les amis de l’Ordre, venus prier ensemble et témoigner de leur engagement au service de la glorification de la Croix de Notre Seigneur Jésus Christ.
Paris offrait pour cette cérémonie un écrin chargé d’histoire et de symboles. Car face au Champ-de-Mars et à la Tour-Effel, cet ensemble voulu par Louis XV pour former les officiers du royaume puis servir le Royaume, la chapelle Saint-Louis de l’École militaire apparaissait comme un lieu particulièrement approprié pour accueillir la milice sacrée, héritière de la tradition constantinienne. Dédiée au roi saint Louis, souverain croisé et modèle comme souverain très chrétien, la chapelle déploie sur ses murs le souvenir du saint roi de France à travers les grandes scènes de sa vie. Sous son regard semblait s’établir un dialogue silencieux entre l’idéal capétien de service et l’engagement chevaleresque constantinien, confié depuis 1545 par l’Église catholique romaine à l’aîné farnésien.
La cérémonie présidée par le Grand Maître était accompagnée par la présence remarquée de Son Excellence Don Guy-Stair Sainty, vice-grand chancelier, bailli chevalier Grand-Croix de Justice et chevalier du royal et insigne ordre de Saint-Janvier, ainsi que Son Excellence Don Amadeo-Martín Rey y Cabieses, vice-auditeur général et chevalier Grand-Croix de Justice. Était naturellement présent Son Altesse Royale le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, président de la Commission royale pour la France, bailli chevalier Grand-Croix de Justice décoré du collier, accompagnée de son épouse également dame Grand-Croix de l’Ordre. La messe fût célébrée par Son Excellence Monseigneur Antoine de Romanet de Beaune, évêque aux armées françaises, chapelain grand-croix de justice de l’Ordre.
Dans une atmosphère recueillie, la cérémonie s’ouvrit par une entrée solennelle particulièrement marquante. Dans une procession magistrale, près d’une centaine de dames et de chevaliers, vêtus de leurs manteaux, pénétrèrent en procession dans la chapelle au son l’orgue qui jouait Inno al Re, l’hymne du royaume des Deux-Siciles composé par Giovanni Paisiello. Ce chant, porté sous les voûtes de la chapelle Saint-Louis, rappelait avec force le lien historique unissant l’Ordre à la maison royale des Deux-Siciles, dépositaire de la grande maîtrise en qualité d’aînée farnésienne.
La messe votive de saint Georges fut célébrée dans la lumière du temps pascal. Les textes choisis invitaient chacun à contempler le renouvellement intérieur de la promesse du chevalier chrétien : l’Apocalypse proclamait : « Voici que je fais toutes choses nouvelles », tandis que l’Évangile selon saint Luc rappelait avec exigence : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive ».
Au cœur de la célébration se tint le rite d’investiture., introduit par le Veni Creator Spiritus, invoquant l’Esprit-Saint. Chaque impétrant reçu de la part de l’évêque, accompagné de plusieurs chapelains, la bénédiction des manteaux et des croix. Puis ils furent appelés l’un après l’autre face à l’autel pour prononcer leur promesse d’engagement devant Dieu, le Grand Maître et les membres de l’Ordre.
Par ces paroles, chaque impétrant déclarera solennellement appartenir à l’Église catholique apostolique romaine, suivre son enseignement et pratiquer ses commandements ; ils s’engagèrent à contribuer à la glorification de la Croix, à soutenir les projets humanitaires de l’Ordre et à aider spirituellement et concrètement leurs confrères dans le besoin.
Ce moment, d’une grande intensité spirituelle, rappelle que l’Ordre Constantinien n’est pas une distinction honorifique, ni une simple association philanthropique, mais un ordre religieux, une école de fidélité chrétienne vécue dans la prière, la charité et le service qui doit conduire ses membres à la sainteté.
Furent reçu au sein de l’Ordre :
Dames de Justice
– la vicomtesse David de Grenier de Lassagne, née Sylvie Roux ;
– la baronne Jean de Sambucy de Sorgue, née Isaure de Mullot de Villenaut.
Chevaliers de Justice
– le baron Olivier de La Chapelle ;
– le vicomte Yves Mourins d’Arfeuille ;
– monsieur Godefroy de Romrée de Vichenet.
Dame de Mérite
– madame Clémence Troesch-Varlet.
Chevaliers de Mérite
– monsieur Alexis de Bézenac ;
– monsieur l’ingénieur de l’armement Laurent Goeb ;
– monsieur Noé Murat-David.
Furent également promus, en raison des fonctions et responsabilités qu’ils ont exercées durablement dans l’Ordre et des mérites exceptionnels acquis à l’égard de l’Ordre:
Chapelain de Justice
– monsieur l’abbé Brice Meissonnier.
Chevaliers de Mérite avec plaque d’argent
– monsieur Jérôme Colcomb ;
– monsieur Matthieu Chaine.
La réception du baron Olivier de La Chapelle revêtait un caractère particulier. Président de l’Association française des membres de l’Ordre souverain de Malte, il accueillait le soir même Son Altesse Royale le duc de Calabre lors du bal de bienfaisance organisé à Paris, au cercle de l’union interalliés au profit du pèlerinage international de l’Ordre Souverain de Malte à Lourdes, illustrant les liens fraternels qui unissent les grandes institutions chevaleresques catholiques.
Après la photographie traditionnelle des membres de l’Ordre, la journée se poursuivit dans un esprit plus familial.
GALERIE PHOTOGRAPHIQUE
Un cocktail, suivi d’un déjeuner réunit membres, familles et amis dans les salons de l’École militaire. Ces heures de convivialité permirent aux nouveaux investis de rencontrer leurs confrères et d’échanger avec les autorités de l’Ordre dans cette atmosphère propre aux grandes familles spirituelles où les générations se croisent naturellement autour d’une même fidélité.
Cette rencontre fut également l’occasion de présenter aux membres français un ouvrage commémoratif consacré aux dix ans de la Commission royale pour la France « Ordre sacré et militaire Constantinien de Saint-Georges – Commission royale pour la France 2015-2025 ». Fruit d’un travail important réalisé par Edouard-Nicolas Derinck, chevalier grand-croix de mérite, et illustré par Matthieu Chaine, chevalier de mérite avec plaque d’argent. L’ouvrage retrace la continuité historique de la Milice sacrée issue de la vision constantinienne du Pont Milvius jusqu’à l’implantation contemporaine de l’Ordre en France et témoigne du développement de la Commission royale depuis sa fondation en 2015.
L’après-midi fut ensuite consacré à l’Assemblée générale ordinaire de la Commission royale pour la France. Après la présentation du rapport moral du président et du rapport financier, les membres examinèrent les actions conduites au cours de l’exercice écoulé, donnèrent quitus aux comptes et débattirent des orientations caritatives futures. Un moment particulièrement apprécié fut consacré à la remise du don réalisé au bénéfice de l’Œuvre des Campagnes et à la présence du général (2S) Louis d’Astorg, président de cette association. Grâce au soutien des membres de l’Ordre, cette œuvre a pu aider deux prêtres ruraux des diocèses de Verdun et de Besançon à renouveler leur véhicule — instrument indispensable de leur ministère — ainsi que soutenir deux missions paroissiales d’évangélisation dans les diocèses de Soissons et d’Agen. Ce témoignage concret rappelait que l’engagement constantinien trouve son accomplissement dans ses œuvres : servir la Croix, défendre l’Église et soutenir ceux qui annoncent l’Évangile.
Lorsque s’acheva cette journée parisienne, chacun mesurera combien l’Ordre constantinien demeure fidèle à sa vocation : unir dans une même fidélité la prière, la tradition, la transmission familiale, la charité et le service de l’Église. Sous le regard de saint Louis et sous la protection de saint Georges, les nouveaux investis ont reçu bien davantage qu’un manteau : ils ont reçu cette mission


































